Au fil de cinq chapitres entrecoupés eux-mêmes de fragments, comme autant d’éclats d’un temps suspendu, circulaire, où se perd la notion même du temps, voici le bestiaire de la nuit d’un insomniaque qui laisse s’écouler, à ciel ouvert, le flux de conscience de ses pensées, rêveries, souvenirs, portraits, cauchemars éveillés, associations d’idées cocasses, poétiques ou graves.
L’homme ne parvient plus à dormir : parce qu’il « en a trop vu » ? Parce qu’il hait le sommeil ou le redoute comme la mort ? Parce qu’il ne supporte pas de ne plus être en contrôle ? Parce que ce temps perdu pourrait mieux être mis à profit pour d’autres « recherches » ? Parce qu’il est devenu l’esclave d’un cocktail de somnifères qui tue en lui la faculté du rêve ?
Ceux qui croient connaitre la caricature publique du personnage « BHL » seront surpris par cet autoportrait d’une vie intérieure en ébullition où se consigne méticuleusement le jaillissement d’un inconscient qui ne tarit jamais.
L’humour succède à l’intensité, la gravité à la dérision, le sens du tragique à la légèreté et la rage à l’auto-ironie. Jamais l’auteur n’avait fait preuve d’un tel « lâcher-prise », matière et manière confondues, ni n’avait livré autant de détails intimes sur ce qui a fait de lui ce qu’il est devenu. Enfance, amis, amours, présence des morts, obsession du Livre et des livres, échos du passé qui ne passe pas dans le présent le plus brûlant, tels sont les thèmes qui traversent ce récit.
Qui n’a rêvé de se retrouver « dans la tête » d’un autre – qui plus est écrivain, philosophe ? Entrez dans Nuit blanche : vous y êtes ! »
O.N.
Autres formats et éditions
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Auteur :
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Public :Adultes
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Langue de l'expression :Français
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Dimensions : 19 cm
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Importance matérielle : 1 vol. (185 p.)
Résumé
Nuit blanche
Une nuit dans la vie d'un homme qui ne dort pas.
Unité de lieu : les quatre murs d'un appartement.
De temps : les heures redoutables où l'on comprend qu'on ne s'endormira plus.
D'action : la ronde des questions qui se posent à tous les insomniaques - si la nuit sera blanche ou noire ? si lâcher prise est un art ? peut-on perdre le sommeil comme d'autres l'ouïe ou la vue ? meurt-on de ne pas dormir ? et que manque-t-il à un humain qui, terrassé par un cocktail de somnifères, finit par s'écrouler mais perd la faculté de rêver ?
Le narrateur, ici, est écrivain et défilent, dans le chaos d'un flux de conscience ininterrompu, des scènes de sa vie : enfance, amis, présence des morts, fantôme d'un père mystérieux, obsession du Livre et des livres, amours, engagements, doutes.
Ceux qui croient connaître « BHL » à travers sa caricature publique seront surpris par cet autoportrait où l'humour se mêle à l'intensité, la dérision au sens du tragique et la rage à l'auto-ironie.
Qui n'a rêvé de se retrouver « dans la tête » d'un autre ? Entrez dans Nuit blanche : vous y êtes !